vendredi

Dernier mail dari Bali

Et bien ça y'est ce stage se termine, bientôt le retour en France... super diront certains, début de la déprime dira un autre... En tout cas dernier mail et photos sur le blog en provenance de Bali.

Je suis tout de même arrivé à me caler 2 jours de vacances entre deux lignes de rédaction de ce foutu rapport de stage. Je me suis échappé pour un petit tour autour de lîle, chose que je n'avais encore jamais eu le temps de faire. Et que c'était beau, et que c'était grandiose, et que c'était émouvant...
Partie de bon matin de la maison, un petit tour chez Laurent et Stephanie qui dorment encore (anniv' à Laurent la veille...) où je vais chercher en douce des palmes, un masque et un tuba. Et oui le plan à la base c'est d'aller faire un peu de plonger en solitaire dans les eaux chaudes et calmes de la mer de Bali. Et c'est parti pour quelques heures de scooter, de slalom entre les voitures et les camions qui puent, à éviter les poules et les chiens... jusqu'à ce que je croise sur ma route un mec sortir d'une forêt de cocotiers avec une planche de surf sous le bras... je ne pensais même pas qu'il y avait des vagues de ce côté de l'île. Je rattrape le gars et lui fait signe de s'arrêter sur le bas côté. Il me dit qu'effectivement il y a une vague mais que c'est secret... je commence à jubiler! il m'invite ensuite chez lui pour continuer à bavarder un peu. Il vit sur les flanc arride d'un volcan, sa maison est encore en construction, il n'y a que les briques du mur... Il m'indique finalement à peu près où est la plage...si je veux aller voir il faudra chercher un petit peu. Après quelques tours et demi tours dans les petits chemins de la forêt je trouve le spot, il est grandiose (les photos sont sur le blog). Il y a une vague mais elle bien petite mais sachant qu'ils annoncent un peu de swell le lendemain j'appelle Rico sur-excité. Complètement excité lui aussi il me dit qu'il passe chercher ma planche chez moi et qu'il me rejoint dans la soirée peut être...
Voulant vraiment voir Amed je continue ma route, mais coincé dans les embouteillage un peu avant d'arriver à cause d'une cérémonie, je m'arrête sur le bord de la route dans un petit warung tenu part une mamie. Au menu c'est coeur de cochon (hati babi) et d'autres choses dont j'ai rien compris c'était quoi et c'est peut être tant mieux vu la gueule... C'était pas mauvais ma foi, mais j'avais quand même un doute sur les dates de préremption... je me dis si je suis malade le lendemain je saurai pourquoi!
Après ce bon petit repas local (1 euros en comptant la bouteille d'eau et le dessert...) je reprend la route. Les paysages sont sublimes, les rizières en étages également avant d'arriver à Amed. Je pensais que Amed était une grosse station balnéaire où les locaux se font leur business avec la plongée à bouteille...du coup je n'avais pas pris 10 euros sur moi pensant pouvoir retirer sur place... Pas de distributeur et pas d'hôtel à moins de 20euros sans la bouffe...Je m'arrête alors dans un hôtel, bois un jus de fruit frais et discute avec une des serveuses (son ptit nom c'est Nengah) qui m'indique quelques hôtels un peu moins chers mais quand même toujours un peu trop pour ma petite bourse! Elle me propose alors de dormir chez elle gratos! Parfait!
Il est 14h, elle m'emmène chez elle. Elle vit dans un peit village isolé, avec sa famille dont la grand-mère,les parents, les grand frères, les femmes des frères et leurs enfants... C'est une famille de pêcheurs en fait et Nengah qui doit retourner bosser me laisse avec eux. Ils vivent tous avec rien, ne parlent pas anglais, juste indo...Ils vivent dans des petites maisons où il n'y a bien que les murs, au milieu des poules, des cochons et terres agricoles. Ils m'invitent à venir faire du masque tuba avec eux après m'avoir offert le thé et popcorn bio! Bien évidemment les fonds coraliens sont tout simplement sublimes, les poissons fluorescents... Les enfants du villages en ont profité pour se baigner avec moi, c'était un vrai moment de bonheur d'être l'attraction de cette 40aine de gamins!
Fini de pataugé et retour à la maison. Les deux frères sont des vrais marmules et quand ils me disent d'un ton autoritaire "Ayo mandi sekarang" je n'ose pas refuser d'aller prendre ma douche. Le moment de la douche est aussi un moment de partage... Réunis autour de ce puit, des petits garçon, aux pères jusqu'aux grand-père et des petites filles, aux mamans et aux grand-mère, tout le monde vient remonter le l'eau pour la déverser ensuite dans ces espèces d'abreuvoir. La suite c'est à peu près tout le monde à poil à se laver avec des sceaux d'eau! La douche finie et toujours sur un ton assez autoritaire..."Ayo makan sekarang", il est 18h30, c'est l'heure de manger et j'ai pas du tout faim... Mais bon par politesse je me force. Le père est assis à coté de moi et ma foi tel père tels fils c'est une marmule aussi et insiste pour que je me resserve... je suis full, ultra full mais bon je me ressers. Il me sort ensuite les sate de babi (brochette de cochon), et je ne veux pas non plus savoir combien de temps ils sont restés au soleil, de même que les poissons secs au goût bizarre... Biensûr le riz, les nouilles, et tout le reste est froid, on mange à la bonne franquette avec les main et par terre... Real Balinese style! Et puis finalement j'ai du les laisser là parce que Rico m'a alors appelé pour réserver une piole en me disant qu'il arrivait. Dommage ils m'avaient invités le lendemain à venir pêcher avec eux sur leur petit bateau mais je leur dit que je dois continuer ma route.
Le prix du losmen divisé par deux est plus accessible pour moi grâce à Rico qui me rejoint avec sa copine tard dans la nuit. Le lendemain matin levés aux aurores et sublime levé de soleil sur la mer. Après un petit banana pancake nous voici reparti dans l'optique de surfer un peu ce fameux spot. Malheureusement arrivés sur place la houle n'est pas au rendez-vous, dommage. On en profite pour visiter une petite fabrique artisanale de savon qui est tenu par un américain...complètement perché le mec... et nous reprenons la route direction la plage de Tulemben. Cette plage est connue à bali car il y a une épave au fond de l'eau que l'on peu visiter en apnée ou avec les bouteille d'oxygène. Là encore le spectacle était grandiose. Le bateau au fond est recouvert de coraux. Il y a des poissons de toutes les couleurs, des raies, des bancs de milliers de poissons qui tournent en rond comme s'ils dessinaient une tornade...le style de vision que l'on ne voit que sur Ushuaïa TV. Et puis c'est assez marrant parce qu'en apnée on peu descendre assez bas, jusque dans les cales du bateau, là où normalement ne s'aventurent que les plongeurs avec bouteilles! Leur baromètre indique -10m mais on peut descendre encore un peu plus bas et on a vite fait de se prendre pour Jacques Mayolle... Les japonais à la pointe de la technologies m'ont même pris en photos avec eux tout en bas! C'était très bon. Et puis là j'ai laissé Rico et Minoo. Ils sont rentrés chez eux et j'ai pris la direction de bedugul, là-haut dans les volcans. Autant à tulemben il fait très chaud, autant plus je remontais sur les volcans et plus je me gelais au guidon de mon ptit scooter. En fait Bedugul c'est là où j'ai fait quasiment toutes mes randos VTT pendant ce stage, ou tout du moins c'était le lieu de départ. Et tous les matins je prenais le thé chaud avec ces filles qui tiennent le restaurant. Mais je les voyais que 5min à tout casser et donc c'était le moment de passer un peu plus de temps avec elles. Ces filles veinnent de Lombok, de très jolies musulmanes donc. Et là c'est encore un autre univers que j'ai découvert. En période de puasa (ramadan) j'ai redécouvert des filles profondément encrées dans leur religion où, désolé pour la gaffe, la simple bise sur la joue est limite un pêché et une jouissance à la fois. Là encore je me fais inviter chez elles. Je n'en croyais pas mes yeux. Elles habitent encore un peu plus haut dans les volcans au milieu des champs de fraises qui font la renommés de Bedugul. Elles dorment à 5 dans une petite chambre de 10m carré à tout casser. Et quand je dis chambre le terme le plus approprié serait cabane. Et encore on fabrique des cabanes plus accueillantes aux Ecouges. Les murs de leur cabane sont en feuilles de palmiers tressées. Elles ont recouvert les murs avec du papier journal pour s'isoler du froid et du vent. On a beau être à Bali, à Bedugul la nuit il ne fait guère plus de 4°c. Religion musulmane oblige je me retrouve seul dans une chambre réservée aux garçons. Enfin non pas seul il y a aussi ce foutu chat qui a chié partout toute la nuit... Les draps se résument à une espèce de couverture unique ayant la gueule d'un tapis de sol. Après avoir passé une chaleureuse soirée avec ces demoiselles, c'est une nuit fraîche que j'ai passé. Le lendemain matin j'entend le feux qui crépitent dehors, les filles sont déjà debout, assisent autour du foyer pour se réchauffer. Elles m'emmènent rammasser des fraises dans les champs alentour puis me laissent patienter pendant qu'elles prennent leur douche. Sorties de leur douche et habillées prêtes à retourner bosser, l'expression l'habit ne fait le moine prend ici tout son sens. Toutes fraîches et bien habillées elles retournent bosser pour 20 euros par mois, 10h de boulot par jour, 6j/7... Je les laissent ici le coeur lourd en leur demandant en passant pourquoi elles ne descendent pas travailler à Kuta (centre touristique de l'île) afin de gagner plus (au moins 10 fois plus)... Leurs parents ne veulent pas, à Kuta il y a trop de tentation pour des musulmanes...

Voici un petit bout de ce petit périple à la découverte du Bali authentique loin de ces furieux touristes. Une belle claque mais que c'était bon.
Voilà, je pars d'ici mardi, le coeur déjà lourd de quelques adieux...

Saya mau kembali lagi tapi saya tidak tahu kapan, saya sedih dan saya mau menangis sekarang. Sampai jumpa taman taman saya...

A bientôt en France

1 commentaires:

Anonyme a dit…

c'est sympa ces petites histoires emouvantes, mais c'est marrant tu ne vas que vers les filles qui t'invitent à dormir chez elles :p

mais je comprends pas bien, je savias pas que tu etais parti la bas pour un stage... je vais lire les autres textes pour mieux comprendre!

t'es pas pote avec les chats toi, le chat etait habité par l'ame de quito peut etre pour avoir chié toute la nuit dans la chambre!

et sinon c'est quoi une marmule?